af-gangr

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

af-gangr

af-gangr

Terme vieux-norrois désignant un surplus, un reste ou ce qui demeure en réserve ; dans certains emplois, il peut aussi être associé à l’idée de disparition ou de mort.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Af-gangr est attesté comme substantif masculin avec le sens de « reste », « surplus » ou « réserve ». Des emplois apparentés, notamment með afgöngum (« avec ce qui reste », « à suffisance ») et l’adverbe afgangs (« en surplus », « de reste »), montrent son usage dans le vocabulaire de la quantité et de la disponibilité. Une acception liée à la mort est également relevée, mais elle semble reposer sur son rapprochement avec l’expression ganga af, « disparaître » ou « mourir ».

Contexte historique

Le terme appartient au vocabulaire vieux-norrois attesté durant la période viking et le Moyen Âge nordique. Sa formation associe af, « de, hors de », à gangr, « marche », « passage » ou « manière d’aller » ; cette composition ne suffit toutefois pas, à elle seule, à déterminer tous ses sens en contexte.

Usage et fonction

Le mot pouvait qualifier ce qui subsiste après emploi, partage ou consommation, ainsi qu’une quantité disponible en excédent. Dans certaines locutions, il prend une valeur adverbiale correspondant à « de reste » ou « en réserve ».

Ce que l’on sait

Le sens principal est celui de « reste », « surplus » ou « excédent ». La forme génitive afgangs peut être employée adverbialement avec le sens de « en surplus » ou « à épargner ». La locution með afgöngum est associée à l’idée de disposer d’un reste ou d’une quantité suffisante.

À retenir

Af-gangr renvoie avant tout à un reste, un excédent ou une réserve. Ses emplois adverbiaux prolongent cette notion de quantité disponible. Le rapprochement avec la mort doit rester présenté comme secondaire et discuté.