L’Encyclopédie de l’Univers Viking
al-stýfðr
Terme de métrique vieux-norroise associé aux rimes finales dites stýftar, c’est-à-dire aux rimes masculines. Il est attesté dans le Háttatal, traité métrique de la tradition islandaise médiévale.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Al-stýfðr apparaît dans le vocabulaire technique de la poésie norroise, en relation avec stýfa et stýft. Le Háttatal emploie cette terminologie pour décrire des caractéristiques de la rime et du vers.
Contexte historique
Le terme appartient à la tradition médiévale de description des mètres scaldique et eddique. Le Háttatal, généralement rattaché à l’enseignement poétique de Snorri Sturluson, constitue l’un des principaux témoignages textuels sur cette terminologie.
Usage et fonction
Désignation technique d’une propriété métrique ou rimique. Les sources disponibles l’associent aux rimes masculines finales, mais ne permettent pas de préciser avec certitude l’étendue exacte de son emploi par rapport à stýft.
Ce que l’on sait
Al-stýfðr est un terme vieux-norrois de métrique. Il est attesté dans le Háttatal, au passage consacré à la stýfa. Dans cette terminologie, les rimes finales masculines sont désignées comme stýftar ou stýft.
Ce qui est débattu
La valeur exacte d’al-stýfðr et sa différence précise avec stýft ou stýfa restent difficiles à établir à partir des seules attestations conservées. Les traductions modernes peuvent également varier entre une qualification de la rime et une désignation plus générale du mètre.
Idées reçues et confusions fréquentes
Le terme ne désigne ni une divinité, ni un objet, ni un motif archéologique. Il ne faut pas non plus lui attribuer automatiquement la définition moderne de « rime masculine » sans tenir compte du vocabulaire technique propre aux théories métriques norroises.
À retenir
Al-stýfðr relève de la terminologie de la poésie norroise médiévale. Son domaine est celui de la rime et de la structure métrique, avec un lien explicite avec les rimes finales masculines. Sa portée exacte demeure toutefois discutée.
