L’Encyclopédie de l’Univers Viking
arga-fas
Terme vieux-norrois de vocabulaire juridique et social, généralement compris comme désignant une feinte ou une manœuvre simulée ; son sens précis reste discuté.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Arga-fas apparaît dans la tradition lexicale et juridique nordique médiévale. Les témoignages manuscrits présentent des variantes graphiques, et les gloses anciennes l’associent à l’idée de feinte ou de simulation.
Contexte historique
Le terme appartient au vocabulaire du droit et des comportements socialement qualifiés dans la Scandinavie médiévale. Les formes conservées sont surtout connues par des textes juridiques et leur tradition manuscrite, sans permettre de reconstituer avec certitude toutes les situations auxquelles il s’appliquait.
Usage et fonction
Il semble avoir servi à qualifier, dans un contexte juridique, une feinte, une apparence trompeuse ou une action simulée. La portée exacte du terme et ses conséquences légales ne sont pas établies avec certitude.
Ce que l’on sait
Le mot est attesté dans le vocabulaire vieux-norrois de l’Âge Viking tardif et du Moyen Âge nordique. Il est associé à la langue du droit et reçoit traditionnellement le sens général de « feinte » ou de « simulation ». Des variantes manuscrites, notamment des formes en fas ou en fias, sont connues.
Ce qui est débattu
L’étymologie et le sens précis d’arga-fas sont incertains. Le rapprochement avec argr, « lâche » ou « déshonorant », et avec un terme apparenté à flas, « précipitation » ou « action brusque », a été proposé, mais ne peut être tenu pour assuré. Les sources ne permettent pas d’établir s’il désignait une catégorie juridique précise, une feinte dans un affrontement ou une conduite simulée au sens plus général.
À retenir
Arga-fas est un terme juridique vieux-norrois dont le sens le plus prudent est « feinte » ou « manœuvre simulée ». Son étymologie, son champ d’application exact et ses effets juridiques restent discutés.
