L’Encyclopédie de l’Univers Viking
bekk-jar-gjöf
Terme vieux-norrois désignant un « présent du banc », c’est-à-dire un don remis à la mariée lorsqu’elle était assise sur le banc nuptial pendant la cérémonie ou le banquet de mariage.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Les traditions textuelles et lexicographiques nordiques associent le bekkjar-gjöf à une coutume matrimoniale. Le terme paraît désigner le cadeau offert à la mariée sur le banc nuptial. Certains emplois l’ont rapproché de línfé, le voile ou vêtement de lin de la mariée, mais cette équivalence n’est pas assurée dans tous les contextes.
Contexte historique
La notion appartient au vocabulaire du mariage dans la Scandinavie médiévale et peut conserver le souvenir de pratiques plus anciennes. Le banc nuptial apparaît dans des descriptions de la mariée assise et voilée lors des noces ; les textes ne permettent toutefois pas de reconstituer uniformément le déroulement de la coutume ni la nature exacte du présent.
Usage et fonction
Don matrimonial remis à la mariée au cours des noces, vraisemblablement au moment où elle prenait place sur le banc nuptial. Sa fonction précise — cadeau personnel, élément de la dot ou geste cérémoniel — n’est pas établie de manière générale.
Ce que l’on sait
Le mot est formé sur bekkjar, « du banc », et gjöf, « don » ou « présent ». Il est lié dans les textes au mariage et à la mariée assise sur le banc nuptial. Des expressions poétiques évoquent également la mariée « sous le lin » ou « avec le voile », ce qui confirme l’existence d’un vocabulaire associé à son apparence lors des noces.
Ce qui est débattu
Le rapport exact entre bekkjar-gjöf et línfé reste discuté. Dans certains passages, línfé peut sembler désigner le présent lui-même, tandis qu’il renvoie ailleurs au voile ou au vêtement de la mariée. Les sources ne permettent donc pas d’affirmer que les deux termes sont partout synonymes.
Idées reçues et confusions fréquentes
Le terme ne permet pas, à lui seul, d’identifier la nature matérielle du cadeau ni de conclure qu’il s’agissait nécessairement d’un voile. Il ne désigne pas non plus un objet archéologique connu sous cette appellation.
À retenir
Le bekkjar-gjöf est un terme matrimonial vieux-norrois signifiant littéralement « don du banc ». Il renvoie à un présent offert à la mariée sur le banc nuptial, mais sa nature exacte et son éventuelle équivalence avec línfé demeurent incertaines.
