L’Encyclopédie de l’Univers Viking
bóka
Verbe vieux-norrois désignant l’action de prêter ou de confirmer un serment sur le livre, généralement l’Évangile ; dans des usages scandinaves plus tardifs, il signifie aussi « enregistrer » ou « inscrire ».
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme apparaît dans le vocabulaire juridique associé au serment prêté sur un livre sacré. Des expressions apparentées, telles que bókaðr eiðr et bókareiðr, désignent ce type de serment. Un sens administratif de « consigner » ou « enregistrer » est également attesté dans des usages plus récents.
Contexte historique
Dans les traditions juridiques nordiques médiévales, le livre sur lequel le serment était prêté pouvait être l’Évangile ou un autre livre sacré. Le terme appartient ainsi au vocabulaire des procédures de confirmation et de témoignage, avant de recevoir dans certains usages une valeur liée à l’enregistrement écrit.
Usage et fonction
Bóka sert à exprimer la confirmation solennelle d’une déclaration par serment sur un livre sacré. Dans un contexte plus tardif, il peut désigner l’action d’inscrire une information dans un registre ou de la consigner par écrit.
Ce que l’on sait
Bóka est un terme verbal du vieux norrois. Son emploi juridique est associé au serment prêté sur le livre ou l’Évangile. Les formes bókaðr eiðr et bókareiðr renvoient à cette pratique. Un sens de « enregistrer » ou « inscrire » est attesté dans des usages scandinaves modernes ou plus tardifs.
Idées reçues et confusions fréquentes
Bóka ne désigne pas nécessairement un livre particulier ni un objet archéologique. Dans les expressions de serment, le terme décrit l’acte accompli sur le livre plutôt que le nom d’un rituel autonome.
À retenir
Le sens ancien de bóka relève principalement du droit du serment : il s’agit de confirmer une déclaration sur un livre sacré. Le sens de « consigner » ou « enregistrer » appartient à des emplois plus tardifs et ne doit pas être projeté automatiquement sur les textes de l’Âge Viking.
