L’Encyclopédie de l’Univers Viking
BRIGÐ
Brigð est un terme vieux-norrois de droit désignant principalement le droit de reprendre ou de réclamer un bien foncier, notamment dans le cadre d’un droit de retrait ou de préemption. Le mot peut aussi s’employer pour un changement de jugement ou de décision.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Dans les textes juridiques nordiques médiévaux, brigð apparaît surtout en relation avec les terres et leur revendication. L’expression eiga brigð til lands renvoie au fait de détenir un droit de réclamation sur une terre, tandis que fyrnast þá eigi brigðin indique que ce droit n’est alors pas considéré comme éteint par prescription. Le terme entre également dans des composés et des formules juridiques relatifs au retrait foncier, à la propriété odal et à la modification d’une décision.
Contexte historique
La notion appartient au vocabulaire du droit foncier et procédural de l’Islande et de la Scandinavie médiévales. Elle s’inscrit dans un système où la transmission des terres, les droits des ayants droit et la contestation des décisions pouvaient être encadrés par des procédures précises. Les textes ne permettent toutefois pas de réduire brigð à une institution unique, car son sens varie selon le contexte.
Usage et fonction
Brigð sert à désigner un droit de reprise ou de réclamation, principalement à propos d’un bien foncier. Dans brigð á dómi, il désigne un changement apporté à un jugement ou à une décision. La formule kaupa e-t í brigð við annan semble exprimer l’acquisition d’un bien en concurrence ou au détriment d’un autre ayant un droit comparable.
Ce que l’on sait
Le terme est attesté dans le vocabulaire juridique vieux-norrois. Il est associé au droit de réclamer ou de reprendre une terre et apparaît dans des expressions telles que landbrigð, landbrigðaþáttr et óðalsbrigð. Il peut aussi qualifier la modification d’un jugement dans l’expression brigð á dómi. Son emploi ne renvoie donc pas exclusivement au droit foncier.
Idées reçues et confusions fréquentes
Brigð ne désigne pas automatiquement une loi, une institution ou un rituel déterminé. Il ne faut pas non plus l’assimiler systématiquement à un simple droit de propriété : certaines occurrences concernent la procédure judiciaire ou la modification d’une décision.
À retenir
Notion juridique vieux-norroise à dominante foncière, brigð renvoie surtout au droit de reprendre ou de réclamer une terre. Le terme possède toutefois un emploi plus large, notamment pour le changement d’un jugement, et son interprétation doit rester liée au contexte de chaque texte.
