brigðar-maðr

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

brigðar-maðr

brigðar-maðr

Terme juridique vieux-norrois désignant un homme dont les terres ont fait l’objet d’une confiscation ou d’une dévolution au pouvoir légal, tout en pouvant encore être rachetées.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Société / droit — société et droit
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le terme est attesté dans des textes de droit nordique médiévaux, où il désigne une personne soumise à un régime particulier concernant ses terres. La formulation conservée associe la perte juridique du bien à la possibilité d’un rachat.

Contexte historique

La notion appartient au vocabulaire des procédures foncières et des sanctions du droit nordique. Son attestation médiévale ne permet pas, à elle seule, de préciser dans quelle mesure elle reflète directement les pratiques de l’Âge Viking.

Usage et fonction

Désignation juridique d’un homme dont le statut foncier est compromis, mais qui conserve la possibilité de récupérer ses terres par rachat selon les conditions prévues par le droit applicable.

Ce que l’on sait

Le mot est un composé vieux-norrois formé autour de maðr, « homme ». Les textes juridiques le définissent comme une personne dont les terres sont perdues ou dévolues, avec une possibilité de rédemption. Il ne s’agit pas, dans les attestations connues, d’un nom de fonction sociale générale.

Idées reçues et confusions fréquentes

Il ne s’agit pas nécessairement d’un exilé ni d’un homme privé définitivement de tous ses biens : la possibilité de rachat est un élément constitutif de la définition transmise par les textes.

À retenir

Brigðar-maðr est un terme de droit foncier, non le nom d’un groupe ethnique, d’un métier ou d’un statut religieux. Il désigne un homme privé juridiquement de ses terres, mais susceptible de les recouvrer par rachat.