bróður-hefnd

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

bróður-hefnd

bróður-hefnd

Vengeance exercée en réponse au meurtre d’un frère.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Bróður-hefnd est un composé vieux-norrois désignant la vengeance exercée en réponse au meurtre d’un frère. Son premier élément, bróður, est la forme de « frère » employée dans le composé, tandis que hefnd signifie « vengeance ». Le terme relève du vocabulaire des représailles et des conflits entre familles dans les sociétés nordiques médiévales, notamment dans la tradition narrative islandaise. Il décrit une motivation de vengeance plutôt qu’une institution juridique, un rite ou une obligation générale. La traduction « vengeance fraternelle » peut être trompeuse : il s’agit de la vengeance provoquée par la mort du frère.

Contexte historique

La notion s’inscrit dans le vocabulaire des représailles et des conflits entre familles dans les sociétés nordiques médiévales. Les textes ne permettent toutefois pas d’en déduire une règle juridique uniforme.

Usage et fonction

Terme descriptif désignant spécifiquement une vengeance motivée par le meurtre d’un frère.

Ce que l’on sait

Le premier élément, bróður, signifie « frère », et hefnd signifie « vengeance ». Le composé renvoie donc explicitement à la vengeance exercée pour un frère tué.

Ce qui est débattu

La traduction française par « vengeance fraternelle » peut être ambiguë, car elle pourrait suggérer une vengeance exercée par le frère plutôt qu’une vengeance provoquée par le meurtre d’un frère. Le sens exact dépend du contexte d’emploi.

Idées reçues et confusions fréquentes

Le terme ne désigne pas nécessairement une institution juridique ni une obligation générale applicable à tous les cas de meurtre familial.

À retenir

Bróður-hefnd signifie « vengeance pour le meurtre d’un frère ». Il s’agit d’un terme de vocabulaire narratif et social, non du nom attesté d’un rite ou d’une institution autonome.