L’Encyclopédie de l’Univers Viking
dánar-
Dánar- est un élément du vieux norrois employé dans des composés relatifs à la mort, à l’héritage et aux biens d’une personne décédée.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme est attesté dans plusieurs expressions juridiques ou temporelles, notamment dánar-arfr (« héritage d’un défunt »), dánar-bú (« patrimoine ou domaine d’un défunt »), dánar-fé (« biens d’une personne décédée ») et dánar-dagr ou dánar-dœgr (« jour » ou « heure de la mort »). Dans un passage poétique, dánar-dœgr peut aussi être compris comme désignant la manière de mourir, mais cette nuance dépend de l’interprétation du contexte.
Contexte historique
Les composés en dánar- appartiennent au vocabulaire du droit successoral, de la transmission des biens et de la désignation du moment du décès dans les sociétés nordiques médiévales. Ils témoignent d’une distinction lexicale entre la personne décédée, ses biens et l’héritage qui en résulte.
Usage et fonction
Élément de composition servant à qualifier ce qui se rapporte au décès ou aux biens laissés par un défunt. Son emploi est surtout attesté dans des termes juridiques et dans des expressions désignant le moment de la mort.
Ce que l’on sait
Les composés dánar-arfr, dánar-bú et dánar-fé sont employés pour parler respectivement de l’héritage, du patrimoine et des biens d’un défunt. Dánar-dagr et dánar-dœgr désignent le jour ou le moment de la mort. Le terme relève du vieux norrois et ne constitue pas, dans ces emplois, le nom d’une divinité ou d’une entité autonome.
Idées reçues et confusions fréquentes
Dánar- ne désigne pas un personnage mythologique, un esprit de la mort ou une institution juridique indépendante. Il ne faut pas non plus confondre automatiquement tous les composés en dánar- avec un terme technique unique : leur sens dépend du second élément et du contexte.
À retenir
Élément lexical vieux-norrois associé à la mort et au défunt, dánar- est surtout attesté dans le langage de la succession et de la propriété post mortem, ainsi que dans des expressions relatives au moment du décès.
