L’Encyclopédie de l’Univers Viking
ERFÐ
Erfð est le terme vieux-norrois désignant l’héritage ou la succession, c’est-à-dire la transmission des biens après un décès.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Les textes juridiques nordiques distinguent notamment la frænd-erfð, héritage revenant à la parenté, et l’út-erfð, héritage attribué en dehors de la parenté. Les règles de l’héritage familial prennent en compte plusieurs degrés de parenté, jusqu’à treize selon certaines traditions juridiques.
Contexte historique
La notion appartient au vocabulaire du droit familial et patrimonial de l’Âge Viking et du Moyen Âge nordique. Elle s’inscrit dans des systèmes où la transmission des biens dépendait du statut des ayants droit, de la parenté et de dispositions particulières prévues par la loi ou par un accord.
Usage et fonction
Erfð servait à désigner juridiquement l’héritage et, par extension, les procédures ou catégories relatives à sa transmission. Des composés distinguaient certaines formes particulières d’héritage, notamment brand-erfð, gest-erfð, skip-erfð, gjaf-erfð, land-erfð, félaga-erfð et litla-erfð.
Ce que l’on sait
Le mot erfð désigne l’héritage. Le droit nordique opposait la frænd-erfð, liée à la parenté, à l’út-erfð, qui concernait une transmission extérieure au groupe des héritiers familiaux. Les traditions juridiques conservées organisent la succession selon des degrés de parenté et reconnaissent plusieurs catégories particulières d’héritage.
Idées reçues et confusions fréquentes
Erfð ne désigne ni une divinité ni un objet archéologique, mais une notion juridique relative à la transmission des biens et des droits.
À retenir
Erfð est une notion juridique de succession, non le nom d’une institution unique ou d’un rite. Son sens central est la transmission de biens, principalement selon la parenté, mais aussi par des formes d’héritage extérieures ou particulières.
