L’Encyclopédie de l’Univers Viking
erviða
Verbe vieux-norrois erviða, « peiner, travailler durement », avec des emplois étendus : causer des difficultés, cultiver la terre ou s’aggraver, lorsqu’il est question d’une maladie.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le verbe est attesté dans des textes vieux-norrois de nature poétique, religieuse et narrative. Il peut décrire un labeur pénible, comme le travail de la terre, mais aussi une souffrance ou une aggravation. Dans certains emplois, il signifie qu’une personne est accablée de peine et de difficultés.
Contexte historique
Erviða appartient au vocabulaire commun de l’action et de l’effort dans les langues nordiques médiévales. Son emploi s’étend du travail concret aux difficultés physiques ou morales, notamment dans des textes chrétiens traduits ou adaptés en vieux norrois.
Usage et fonction
Il s’agit d’un verbe en -a. Il peut être employé sans complément pour « peiner » ou « travailler », avec un complément à l’accusatif pour désigner ce qui est travaillé, comme la terre, et avec un complément au datif pour causer peine ou embarras à quelqu’un. Des constructions impersonnelles peuvent exprimer l’aggravation de l’état d’un malade.
Ce que l’on sait
Le sens premier attesté est celui de « peiner » ou « travailler durement ». Le verbe peut aussi signifier « mettre en difficulté », « causer de la peine » et « labourer ou cultiver la terre ». Dans une construction appliquée à une maladie, il exprime l’idée d’une aggravation de l’état du malade.
À retenir
Erviða désigne d’abord un effort pénible, mais son emploi ne se limite pas au travail manuel. Selon la construction, le verbe peut également renvoyer à la peine infligée à autrui, au travail agricole ou à l’aggravation d’une maladie.
