L’Encyclopédie de l’Univers Viking
fjör-baugr
Terme juridique vieux-norrois désignant une somme liée au maintien en vie ou au rachat de la vie d’un condamné. Elle est décrite comme une amende d’une marque due par un condamné à la peine moindre au tribunal exécutif ; son non-paiement pouvait entraîner la mise hors la loi complète.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme apparaît dans le vocabulaire du droit nordique médiéval, notamment dans le contexte des sanctions et de la mise hors la loi. Les attestations disponibles l’associent à une somme fixée à une marque et à la situation d’un condamné relevant d’un degré inférieur de proscription.
Contexte historique
La notion appartient au système juridique islandais ou nordique médiéval dans lequel certaines condamnations distinguaient plusieurs degrés de mise hors la loi. Le fjör-baugr semble concerner le passage d’une sanction moindre à une exclusion plus sévère lorsque la somme exigée n’était pas acquittée.
Usage et fonction
Terme de droit pénal et procédural. Il désignait vraisemblablement le paiement exigé pour préserver le statut juridique limité d’un condamné ; le non-paiement entraînait, selon la définition conservée, la pleine mise hors la loi.
Ce que l’on sait
Le terme est masculin et signifie littéralement « argent de la vie » ou « rançon de vie ». Il désigne une somme d’une mark versée au tribunal chargé de l’exécution de la sentence par le condamné à la peine moindre. Si la somme n’était pas acquittée, le condamné devenait proscrit au degré complet.
Idées reçues et confusions fréquentes
Le fjör-baugr ne doit pas être présenté comme une taxe générale ni comme une indemnité ordinaire. Il s’agit d’une notion liée à une sanction juridique précise, et non d’une preuve générale d’un système uniforme de prix du sang dans toute la Scandinavie.
À retenir
Fjör-baugr est un terme de droit pénal et de proscription, non le nom d’une taxe générale ni d’un objet matériel. Il désigne une somme déterminée, la mark, dont le paiement empêchait l’aggravation de la peine.
