föður-bani

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

föður-bani

föður-bani

Terme vieux-norrois désignant le meurtrier du père d’un autre homme, ou plus littéralement le « tueur de père ».

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Föður-bani est attesté dans des textes narratifs et historiques en vieux norrois. Il s’agit d’une désignation relationnelle, définissant un individu par le meurtre du père d’une autre personne.

Contexte historique

Le terme appartient au vocabulaire social et narratif de la Scandinavie médiévale, où les liens de parenté, les homicides et les obligations de vengeance occupent une place importante dans les récits.

Usage et fonction

Il sert à caractériser ou à désigner un homme en fonction d’un homicide familial. Les attestations disponibles ne permettent pas d’établir qu’il s’agissait d’un titre officiel ou d’une catégorie juridique fixe.

Ce que l’on sait

Föður-bani est un composé de föður, forme génitive de faðir (« père »), et bani (« meurtrier », « tueur »). Le sens attesté est celui de « meurtrier du père d’un autre homme ». Le terme ne désigne donc pas nécessairement, dans son emploi documenté, le meurtrier de son propre père.

Ce qui est débattu

La traduction littérale « tueur de père » peut être ambiguë en français. Le sens relationnel précis ressort des contextes textuels, mais la documentation ne permet pas de déterminer si le mot possédait partout une portée strictement juridique ou seulement descriptive.

Idées reçues et confusions fréquentes

Il ne faut pas l’assimiler automatiquement à une expression désignant le parricide au sens moderne, c’est-à-dire le meurtre de son propre père.

À retenir

Föður-bani est une désignation vieux-norroise liée à l’homicide et à la parenté. Son sens le mieux établi est « meurtrier du père d’un autre homme », plutôt qu’un terme général pour « parricide ».