garð-staurr

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

garð-staurr

garð-staurr

Garð-staurr désigne un pieu servant à constituer ou à maintenir une clôture. Le terme apparaît aussi dans une formule juridique relative à la responsabilité du propriétaire d’un terrain non clôturé.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le composé vieux-norrois associe garðr, « clôture » ou « enclos », et staurr, « pieu ». Il est attesté dans la formule enginn skal öðrum at garðstauri standa, généralement comprise comme signifiant que nul n’est tenu de servir de « pieu de clôture » pour autrui.

Contexte historique

Le mot appartient au vocabulaire des clôtures, des limites foncières et du droit rural dans le monde nordique médiéval. La formule conservée est liée à l’idée qu’un terrain laissé sans clôture ne bénéficie pas nécessairement de la même protection juridique qu’un espace effectivement délimité.

Usage et fonction

Emploi concret pour un pieu de clôture ; emploi figuré et juridique dans une expression indiquant qu’une personne ne doit pas assumer pour une autre la charge de protéger ou de clôturer son bien.

Ce que l’on sait

Le sens matériel de garð-staurr est celui d’un pieu de clôture. Une tradition juridique l’emploie dans une formule où la responsabilité de la clôture incombe au propriétaire ou à l’occupant du terrain. Le commentaire associé à cette formule relie l’absence de clôture à une protection moindre contre l’intrusion.

À retenir

Garð-staurr est d’abord un terme concret pour un pieu de clôture. Dans un usage juridique, il sert à exprimer qu’une personne n’est pas tenue de protéger à la place d’autrui un terrain que celui-ci n’a pas lui-même clôturé.