gefendr

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

gefendr

gefendr

Forme vieux-norroise au pluriel, substantivée à partir du verbe gefa (« donner »), généralement comprise comme « ceux qui donnent » ou « donateurs ».

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Gefendr apparaît notamment au début du Hávamál, où le terme s’adresse aux personnes qui accueillent ou reçoivent un hôte. Il est également attesté dans la tradition juridique de la Grágás. Dans ces textes, il s’agit d’un terme lexical plutôt que du nom d’une divinité ou d’une catégorie mythologique.

Contexte historique

Le mot appartient au vocabulaire vieux-norrois attesté durant la période viking et au Moyen Âge islandais. Son emploi relève de la langue des textes poétiques et juridiques, dans des contextes liés au don, à l’accueil ou aux relations sociales.

Usage et fonction

Dans le Hávamál, gefendr fonctionne comme une apostrophe au pluriel et peut être traduit par « donneurs », « hôtes généreux » ou « ceux qui donnent ». La traduction exacte dépend du contexte ; les sources ne permettent pas d’en faire automatiquement un titre institutionnel ou religieux.

Ce que l’on sait

La forme est un pluriel masculin employé substantivement. Elle est attestée dans la deuxième strophe du Hávamál et dans la Grágás, livre II, chapitre 169. Son sens général est associé à l’action de donner, mais sa nuance précise varie selon le passage.

Idées reçues et confusions fréquentes

Gefendr ne doit pas être présenté comme le nom attesté d’une divinité, d’un peuple ou d’une fonction cultuelle. Aucun rapprochement archéologique direct n’est établi.

À retenir

Gefendr est un terme vieux-norrois pluriel signifiant essentiellement « ceux qui donnent ». Son emploi est attesté dans des textes poétiques et juridiques, notamment pour évoquer le don ou l’hospitalité, sans constituer une entité mythologique autonome.