L’Encyclopédie de l’Univers Viking
girnd
Girnd est un nom féminin vieux-norrois désignant le désir, la convoitise ou la luxure selon le contexte.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme est attesté dans des textes vieux-norrois et dans plusieurs composés. Il peut qualifier un désir intense, notamment amoureux ou sexuel, mais aussi une convoitise plus générale. Dans des textes chrétiens traduits, il sert également à rendre des notions ou des expressions bibliques relatives à la convoitise.
Contexte historique
Girnd appartient au vocabulaire moral et affectif du vieux norrois, particulièrement visible dans la prose médiévale et les textes de traduction. Son emploi ne se limite toutefois pas à un cadre religieux : le mot peut aussi décrire une passion ou un désir dans des récits et des compositions lexicales.
Usage et fonction
Le terme fonctionne comme un nom abstrait. Il entre notamment dans des composés évoquant les signes du désir, son ardeur ou son activité mentale : « yeux de la convoitise », « feu de la convoitise » et « disposition ou pensée de désir ». Un composé formé avec grafar est employé dans une traduction d’un toponyme biblique associé à la convoitise.
Ce que l’on sait
Girnd signifie principalement « désir », « convoitise » ou « luxure ». Les composés girndar-augu, girndar-bruni, girndar-eldr, girndar-logi et girndar-hugr montrent son emploi pour décrire respectivement le regard, l’ardeur, le feu ou l’état d’esprit liés au désir. Le mot apparaît aussi dans des formulations désignant une union amoureuse présentée comme irréfléchie ou malavisée.
Idées reçues et confusions fréquentes
Girnd ne désigne pas nécessairement la luxure au sens strict : selon le contexte, il peut aussi signifier un désir intense, une envie ou une passion. Rien ne permet de l’associer à un objet, à un symbole ou à une pratique cultuelle particulière.
À retenir
Girnd est un terme abstrait du vieux norrois pour le désir et la convoitise. Ses composés décrivent surtout l’intensité ou les manifestations de ce désir ; ils ne désignent ni une divinité ni une figure mythologique autonome.
