L’Encyclopédie de l’Univers Viking
hangin-lukla
Épithète vieux-norroise désignant une maîtresse de maison dont les clefs pendent à la ceinture.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme hangin-lukla est attesté dans la Rígsþula, poème eddique qui décrit plusieurs foyers et les figures qui leur sont associées. Il y caractérise une femme présentée comme maîtresse de maison, en insistant sur les clefs suspendues à sa ceinture.
Contexte historique
La Rígsþula met en scène une organisation sociale à travers des scènes domestiques. Dans ce cadre, les clefs constituent un élément de caractérisation de la femme qui administre le foyer. Les sources ne permettent toutefois pas de préciser la portée exacte de cette image au-delà du contexte poétique.
Usage et fonction
Hangin-lukla fonctionne comme une épithète ou une désignation descriptive, et non comme le nom propre d’une divinité ou d’un personnage autonome. Le composé évoque littéralement une femme « aux clefs pendantes ».
Ce que l’on sait
Le terme appartient au vieux norrois et est associé à la Rígsþula. Il désigne une femme mariée ou maîtresse de maison caractérisée par les clefs qu’elle porte à la ceinture. Cette mention atteste l’emploi des clefs comme signe descriptif dans une représentation poétique du foyer.
Ce qui est débattu
La signification sociale précise du port des clefs reste discutée. Il peut être rapproché de la responsabilité domestique, mais les sources ne permettent pas d’établir qu’il s’agissait d’un insigne juridique, d’un statut uniforme ou d’une pratique générale dans toute la Scandinavie.
Idées reçues et confusions fréquentes
Le terme ne désigne pas une déesse, une fonction religieuse ni nécessairement un titre officiel. Aucun objet archéologique précis ne peut lui être attribué avec certitude.
À retenir
Hangin-lukla est une épithète poétique de la maîtresse de maison. Son image repose sur les clefs suspendues à la ceinture, mais sa portée sociale exacte ne peut être déduite avec certitude d’une seule occurrence textuelle.
