himin-ríki

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

himin-ríki

himin-ríki

Terme vieux-norrois désignant le royaume des cieux ou le royaume céleste, dans un contexte principalement chrétien.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Himin-ríki est attesté dans des textes religieux et homilétiques en vieux norrois, ainsi que dans des écrits chrétiens médiévaux. Le terme apparaît aussi dans plusieurs composés désignant notamment les portes, la cour, la salle, l’entrée ou la demeure du royaume céleste. Himinríkis-maðr désigne celui qui doit recevoir cet héritage céleste.

Contexte historique

La notion appartient au vocabulaire chrétien adopté et développé dans les langues scandinaves au Moyen Âge. Son emploi ne permet pas de la rattacher à une conception religieuse préchrétienne du cosmos. Des formes plus tardives, notamment himnaríki, ont également été employées dans les langues nordiques.

Usage et fonction

Le terme sert à désigner le séjour céleste promis aux croyants et le royaume de Dieu dans le discours théologique, homilétique et religieux. Ses composés permettent d’en évoquer l’accès, les habitants ou les espaces symboliques.

Ce que l’on sait

Le mot combine himin, « ciel », et ríki, « royaume » ou « pouvoir ». Il est attesté dans des textes chrétiens en vieux norrois et dans des composés relatifs au royaume céleste. Les textes associent également cette notion à l’idée d’un héritier ou d’un homme destiné à recevoir le royaume des cieux.

Idées reçues et confusions fréquentes

Himin-ríki ne doit pas être présenté comme le nom assuré d’un monde ou d’un royaume de la religion nordique préchrétienne. Les attestations connues relèvent du vocabulaire chrétien médiéval.

À retenir

Himin-ríki signifie « royaume des cieux ». Il s’agit d’une notion religieuse chrétienne attestée dans la littérature nordique médiévale, et non d’une entité païenne clairement documentée.