L’Encyclopédie de l’Univers Viking
hríð-feldr
Épithète vieux-norroise signifiant probablement « orageux » ou « chargé de tempête », appliquée aux nuages dans une variante textuelle de la strophe 40 du Grímnismál.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Hríð-feldr est un composé attesté dans la tradition manuscrite de l’Edda poétique. Il apparaît comme une variante de lecture dans le passage consacré à la formation du ciel et des nuages à partir du crâne et du cerveau d’Ymir.
Contexte historique
Le terme appartient au vocabulaire poétique du vieux norrois. Le Grímnismál est conservé dans des manuscrits médiévaux, tandis que la date de composition de ses différents éléments reste incertaine. La strophe 40 s’inscrit dans une description cosmogonique de la constitution du monde.
Usage et fonction
Épithète descriptive et poétique des nuages, évoquant vraisemblablement leur caractère tempétueux ou leur association avec les intempéries.
Ce que l’on sait
La forme hríð-feldr apparaît dans la tradition textuelle de l’Edda poétique. Elle est associée aux nuages dans le Grímnismál, strophe 40. Le premier élément, hríð, renvoie à la tempête ou à une forte intempérie, tandis que feldr évoque littéralement une couverture ou un vêtement.
Ce qui est débattu
La traduction exacte est incertaine : « vêtu de tempête », « couvert d’orage » et « orageux » rendent des nuances différentes. La lecture est également donnée comme variante dans certaines traditions éditoriales ; les sources ne permettent pas d’établir avec certitude la forme originale ni toutes les nuances sémantiques du composé.
Idées reçues et confusions fréquentes
Hríð-feldr n’est pas attesté comme le nom propre d’une divinité, d’un géant ou d’un objet mythique. Son rapprochement avec une figure surnaturelle serait une interprétation non fondée par le passage conservé.
À retenir
Terme poétique vieux-norrois appliqué aux nuages. Il évoque probablement un ciel chargé de tempête, mais sa traduction précise et sa forme textuelle restent discutées.
