L’Encyclopédie de l’Univers Viking
KASA
Verbe vieux-norrois signifiant « recouvrir de terre ou de pierres » et, par extension, « ensevelir » ou « mettre en terre ».
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme est attesté dans plusieurs récits nordiques à propos de personnes ou d’animaux recouverts de terre ou de pierres. Il peut concerner des hors-la-loi, des individus considérés comme répréhensibles ou des morts auxquels une sépulture dans un cimetière est refusée.
Contexte historique
Les attestations appartiennent principalement aux traditions narratives islandaises et nordiques rédigées au Moyen Âge, où elles décrivent des pratiques d’ensevelissement ou de recouvrement dans des circonstances diverses. Elles ne permettent pas de reconstituer à elles seules une règle funéraire uniforme pour toute la Scandinavie.
Usage et fonction
Kasa décrit avant tout une action matérielle : couvrir un corps de terre ou de pierres. Selon le contexte, cette action peut tenir lieu de sépulture, notamment lorsqu’un mort n’est pas enterré auprès d’une église, mais les textes ne suffisent pas à établir qu’il s’agissait toujours d’une peine ou d’un rite déterminé.
Ce que l’on sait
Le verbe kasa est employé pour des corps humains ou animaux ainsi que pour des personnes mises à l’écart, notamment des hors-la-loi. Il peut être associé à un ensevelissement hors d’un espace consacré. Le mot renvoie donc à une forme de recouvrement funéraire ou post-mortem, sans impliquer nécessairement une inhumation chrétienne régulière.
Idées reçues et confusions fréquentes
Kasa ne désigne pas nécessairement un rite païen, une peine précise ou une forme de tombe identifiable archéologiquement. Le terme décrit d’abord une action, et son interprétation dépend du contexte narratif.
À retenir
Kasa signifie principalement « recouvrir de terre ou de pierres » et peut s’appliquer à l’ensevelissement d’un mort. Ses attestations évoquent parfois des sépultures marginales ou refusées par l’institution ecclésiale, sans permettre de généraliser cette situation à l’ensemble du monde nordique.
