kringlu-skurðr

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

kringlu-skurðr

kringlu-skurðr

Terme vieux-norrois désignant le rasage circulaire de la chevelure au sommet du crâne, rapproché dans sa glose de la tonsure des clercs.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

La documentation conservée glossе kringlu-skurðr comme un rasage de la couronne de la tête et l’illustre par une comparaison avec la manière dont les clercs se faisaient couper les cheveux. Cette formulation atteste surtout un emploi descriptif du terme.

Contexte historique

Le mot appartient au vocabulaire nordique attesté entre l’Âge Viking et le Moyen Âge. La comparaison avec les clercs renvoie à une pratique de tonsure connue dans le contexte chrétien médiéval, sans permettre d’établir à elle seule la date, l’ampleur ou la diffusion de l’usage du terme.

Usage et fonction

Désignation d’une forme particulière de coupe ou de rasage des cheveux, caractérisée par une zone circulaire au sommet du crâne. Son association avec la tonsure cléricale est explicitement présente dans la glose, mais la documentation ne permet pas de préciser s’il s’agissait d’un terme technique courant ou d’une simple description.

Ce que l’on sait

Le composé associe kringla, « cercle » ou « couronne », et skurðr, « coupe » ou « rasage ». Son sens attesté renvoie à une coupe de cheveux circulaire ou au rasage du sommet du crâne. L’emploi conservé fait explicitement référence aux clercs.

Idées reçues et confusions fréquentes

Il n’est pas établi que kringlu-skurðr désigne une coiffure spécifiquement viking ou préchrétienne. Rien ne permet non plus d’en faire le nom d’un rite nordique autonome.

À retenir

Kringlu-skurðr est un terme vieux-norrois lié à la tonsure cléricale. Son attestation documente surtout un vocabulaire chrétien médiéval et ne suffit pas à prouver une pratique capillaire spécifique de l’Âge Viking.