L’Encyclopédie de l’Univers Viking
kross-götur
Kross-götur est un terme vieux-norrois désignant des chemins qui se croisent, autrement dit des carrefours ou des croisements de routes.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le mot est attesté comme un pluriel formé de kross, « croix » ou « croisement », et götur, « chemins » ou « rues ». Des récits populaires islandais évoquent aussi des carrefours fréquentés par des êtres surnaturels et où des magiciens peuvent se tenir, mais cette association relève du folklore narratif et non de la définition première du terme.
Contexte historique
La notion appartient au vocabulaire géographique courant du monde nordique. Les récits populaires qui lui sont associés ne permettent pas, à eux seuls, de dater ces croyances de l’Âge viking ; leur transmission et leur mise par écrit peuvent être beaucoup plus tardives.
Usage et fonction
Le terme sert à désigner un lieu de bifurcation ou de rencontre entre plusieurs voies. Dans certains récits folkloriques, le carrefour constitue également un lieu de passage ou de rencontre avec des êtres surnaturels, sans que cette fonction soit établie pour tous les emplois du mot.
Ce que l’on sait
Kross-götur est un pluriel vieux-norrois dont le sens général est « carrefours », « croisées de chemins » ou « chemins qui se croisent ». Le mot est associé, dans la tradition populaire islandaise, à des récits mettant en scène des sorciers et le passage d’êtres féeriques.
Idées reçues et confusions fréquentes
Il serait excessif de présenter kross-götur comme le nom d’un lieu sacré ou comme la preuve d’un culte nordique des carrefours. Le terme désigne d’abord une configuration de voies ; son association au merveilleux provient de récits populaires spécifiques.
À retenir
Kross-götur désigne avant tout des carrefours ou des croisées de chemins. Son intérêt documentaire tient à son association avec un motif de récits populaires islandais, mais cette association ne suffit pas à lui attribuer une signification cultuelle.
