kvenn-váðir

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

kvenn-váðir

kvenn-váðir

Terme vieux-norrois désignant des vêtements féminins ou des habits de femme, attesté au pluriel.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le terme apparaît dans la Þrymskviða, poème mythologique conservé dans la tradition manuscrite eddique. Il désigne les vêtements féminins que Þórr revêt dans le cadre du stratagème destiné à récupérer son marteau Mjǫllnir.

Contexte historique

La Þrymskviða met en scène un déguisement de Þórr en fiancée afin de tromper le géant Þrymr.

Usage et fonction

Le mot sert à nommer de façon générale une tenue féminine dans un contexte narratif de déguisement. Les sources ne permettent pas d’établir s’il désignait un vêtement précis plutôt qu’un ensemble d’habits.

Ce que l’on sait

La forme est un pluriel vieux-norrois. Elle est généralement comprise comme l’association de kvenn-, « femme » ou « féminin », et de váðir, « vêtements » ou « habits ». Dans la Þrymskviða, elle renvoie explicitement aux vêtements féminins portés par Þórr sous son déguisement.

Ce qui est débattu

Les traductions varient entre « vêtements de femme », « habits féminins » et « jupons » ou « cotillons ». Ces dernières traductions donnent une précision vestimentaire que le terme ne permet pas nécessairement d’établir. L’étendue exacte de la tenue désignée reste donc discutée.

Idées reçues et confusions fréquentes

Le terme ne prouve pas l’existence d’un vêtement archéologiquement identifié sous ce nom. Son emploi dans un épisode mythologique ne suffit pas non plus à établir les pratiques ordinaires du travestissement ou du port de vêtements féminins dans la société nordique.

À retenir

kvenn-váðir signifie principalement « vêtements féminins ». Il s’agit d’un terme textuellement attesté dans la Þrymskviða, mais son application à une pièce précise du costume reste incertaine.