L’Encyclopédie de l’Univers Viking
Landnáma
Landnáma est un terme vieux-norrois signifiant « prise de terre » ou « établissement sur une terre ». Il désigne notamment le Landnámabók, le « Livre de la colonisation », consacré à l’installation des premiers colons en Islande.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le Landnámabók est une œuvre narrative et généalogique en prose qui rapporte l’arrivée de nombreux colons, leurs origines, les territoires occupés et leurs descendants. La tradition médiévale attribue à Ari Þorgilsson un rôle dans une première mise par écrit, mais le texte conservé résulte de remaniements et de rédactions ultérieurs.
Contexte historique
La tradition islandaise situe la période principale de la colonisation entre la fin du IXe siècle et le début du Xe siècle. Le Landnámabók a été transmis au Moyen Âge sous plusieurs formes manuscrites, dont les plus importantes sont généralement désignées comme Sturlubók, Hauksbók et Melabók.
Usage et fonction
Le terme pouvait désigner l’acte de prendre possession d’une terre. Dans le contexte littéraire islandais, Landnáma renvoie surtout au récit des établissements, aux généalogies et à la mémoire des premiers habitants de l’Islande.
Ce que l’on sait
Le titre signifie littéralement « livre de la prise de terre » ou « livre de l’établissement ». Le texte concerne principalement la colonisation de l’Islande, décrit des implantations et fournit de nombreuses généalogies. Il existe sous plusieurs formes manuscrites et rédactionnelles, dont les principales sont généralement désignées par les noms de leurs compilateurs médiévaux.
Idées reçues et confusions fréquentes
La Landnáma n’est pas un récit contemporain de chaque installation ni une chronique exhaustive et parfaitement vérifiable de la colonisation islandaise. Elle ne décrit pas non plus l’établissement de l’ensemble du monde nordique, mais principalement celui de l’Islande.
À retenir
Landnáma est le principal récit médiéval islandais sur les premiers établissements et les familles qui en revendiquaient la mémoire. Sa valeur documentaire est importante, mais elle doit être distinguée d’un témoignage direct du IXe siècle et confrontée aux autres traditions textuelles et aux données archéologiques.
