L’Encyclopédie de l’Univers Viking
mann-hefnd
Mann-hefnd désigne la vengeance exercée pour la mort ou le tort subi par un homme, en particulier la vengeance liée à un homicide. Le terme peut s’opposer aux fébætr, les compensations financières.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le mot est attesté dans le vocabulaire vieux-norrois de la vengeance et de la réparation. Des emplois textuels le mettent en parallèle avec les compensations, tandis que l’expression mannhefnda laust indique l’absence ou la levée d’une obligation de vengeance.
Contexte historique
La notion appartient au cadre des relations de responsabilité, d’honneur et de règlement des conflits dans les sociétés scandinaves médiévales. Les textes montrent que la vengeance pouvait être envisagée à côté d’une réparation matérielle, sans permettre de réduire tous les conflits à une opposition uniforme entre ces deux solutions.
Usage et fonction
Terme juridique et social servant à désigner une vengeance due ou exercée en réponse à la mort d’un homme ou à une atteinte comparable. Selon le contexte, il peut aussi qualifier une situation où cette vengeance n’est plus exigible.
Ce que l’on sait
Le terme est féminin en vieux norrois. Il apparaît au singulier sous la forme mannhefnd et au pluriel mannhefndir. Les attestations textuelles l’associent explicitement aux fébætr, c’est-à-dire aux compensations financières, et emploient également la formule mannhefnda laust.
Ce qui est débattu
La portée exacte de mannhefnd varie selon les contextes et peut recouvrir aussi bien l’idée générale de vengeance pour un mort qu’une obligation plus précisément définie. Les attestations ne permettent pas toujours de déterminer si le mot désigne l’acte accompli, le droit à la vengeance ou l’obligation sociale qui en résulte.
Idées reçues et confusions fréquentes
Mann-hefnd ne désigne pas nécessairement une vendetta illimitée ou une pratique appliquée automatiquement à tout homicide. Les textes montrent également l’existence de compensations et de situations où la vengeance pouvait être écartée ou considérée comme éteinte.
À retenir
Notion vieux-norroise de vengeance pour un homme tué ou lésé, étroitement liée au règlement des conflits. Elle est attestée en contraste avec les compensations financières, mais sa portée précise dépend du contexte textuel.
