matar-ból

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

matar-ból

matar-ból

Terme juridique et économique vieux-norrois désignant une évaluation foncière fondée sur la quantité de nourriture qu’un domaine était censé fournir, exprimée en nombre de mois de subsistance.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Société / droit — société et droit
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Matar-ból apparaît dans des formulations relatives à l’évaluation ou à l’imposition des domaines. Les textes peuvent qualifier une propriété de « matarból » correspondant à un certain nombre de mois de nourriture, par exemple cent ou soixante mois.

Contexte historique

Le terme appartient au vocabulaire de l’administration foncière et des pratiques fiscales de la Scandinavie médiévale. Il est attesté dans des traditions juridiques et documentaires norroises, mais les sources ne permettent pas de réduire partout sa valeur à un mode de calcul absolument uniforme.

Usage et fonction

Unité ou critère d’évaluation d’un domaine, probablement utilisé pour déterminer sa valeur fiscale ou les obligations qui lui étaient attachées. Il ne désigne pas nécessairement un impôt distinct.

Ce que l’on sait

Le composé associe matar, « nourriture » ou « subsistance », à ból, terme désignant une exploitation ou une unité foncière. Les expressions comportant un nombre de « mois de nourriture » montrent que l’évaluation reposait sur une capacité de subsistance attribuée au domaine.

Idées reçues et confusions fréquentes

Matarból ne signifie pas simplement « ferme » et ne désigne pas automatiquement un impôt. Il s’agit plutôt d’une qualification ou d’une mesure d’évaluation foncière, dont l’application précise dépend du contexte documentaire.

À retenir

Le matarból est une notion norroise d’évaluation des domaines selon leur capacité alimentaire présumée. Ses valeurs, exprimées en mois de subsistance, servaient vraisemblablement dans des contextes juridiques et fiscaux.