L’Encyclopédie de l’Univers Viking
mein-eiðr
Terme vieux-norrois masculin désignant le parjure, c’est-à-dire la violation ou la fausseté d’un serment.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Mein-eiðr est un nom masculin vieux-norrois formé de mein, « tort », « mal » ou « faute », et de eiðr, « serment ». Il désigne le parjure, entendu comme un serment mensonger, faux ou violé, et peut qualifier aussi bien l’acte de se parjurer que sa portée fautive. Terme à la fois juridique et moral, il renvoie à l’importance accordée à la parole jurée ; selon le contexte, il n’est pas toujours possible de distinguer l’intention de mentir au moment du serment de sa rupture ultérieure.
Contexte historique
La notion s’inscrit dans une société où le serment pouvait avoir une portée juridique et sociale importante. Les attestations couvrent la période nordique médiévale, dans le prolongement de pratiques et de conceptions plus anciennes.
Usage et fonction
Le terme servait à qualifier un serment mensonger ou sa violation, ainsi que l’acte de se parjurer. Sa portée exacte dépend du contexte textuel.
Ce que l’on sait
Le mot associe eiðr, « serment », à mein, élément renvoyant au tort, au mal ou à la faute. Son sens lexical établi est celui de « parjure » ou de « faux serment ».
Ce qui est débattu
La nuance précise entre le serment délibérément mensonger et la rupture ultérieure d’un serment peut varier selon les contextes ; les attestations ne permettent pas toujours de trancher.
À retenir
Mein-eiðr est un terme vieux-norrois désignant le parjure, dans un cadre où le serment possède une dimension juridique et morale.
