L’Encyclopédie de l’Univers Viking
pax-spjald
Pax-spjald désigne une tablette ou un support associé au baiser de paix dans la liturgie chrétienne médiévale, correspondant au pacificale latin.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Les textes norrois décrivent un pax-spjald comme pouvant être en pierre ou constitué d’un support de parchemin. Une description le rattache à une tablette portant un crucifix et la formule « Pax vobiscum », présentée aux fidèles afin qu’ils la baisent. Le terme est également distingué de altaris steinn, la pierre d’autel.
Contexte historique
La notion appartient au contexte du christianisme latin médiéval en Scandinavie et ne constitue pas un élément attesté de la religion nordique préchrétienne. La pratique du baiser de paix s’inscrit dans la liturgie chrétienne et dans l’usage médiéval du pacificale.
Usage et fonction
Le pax-spjald servait de support matériel au geste liturgique du baiser de paix, appelé osculum pacis dans la terminologie latine. Il pouvait être présenté aux fidèles au cours de la célébration.
Ce que l’on sait
Le terme est attesté dans des textes norrois médiévaux. Le pax-spjald pouvait être en pierre ou en parchemin, et il était distingué de la pierre d’autel. Dans le contexte latin, le pacificale pouvait porter un crucifix et être baisé par les fidèles.
Ce qui est débattu
Les attestations disponibles ne permettent pas de déterminer si les différentes formes mentionnées — pierre, parchemin ou tablette — correspondaient à des objets de même type ou à des variantes locales. Aucun objet archéologique précis ne peut être attribué au pax-spjald sur la seule base d’une ressemblance formelle.
Idées reçues et confusions fréquentes
Le pax-spjald ne doit pas être présenté comme un objet de la pratique religieuse nordique préchrétienne. Rien ne permet non plus d’identifier automatiquement toute plaque chrétienne médiévale comme un pax-spjald.
À retenir
Terme liturgique chrétien médiéval ; support du baiser de paix ; attesté en pierre ou en parchemin ; distinct de la pierre d’autel ; aucune identification archéologique assurée.
