L’Encyclopédie de l’Univers Viking
rím-spillir
Terme vieux-norrois désignant un « perturbateur du calendrier » : il s’applique à l’hiver d’une année où l’Exaltation de la Croix, le 14 septembre, tombe un dimanche et où une semaine intercalaire est ajoutée durant l’été.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Rím-spillir est attesté dans la tradition textuelle du comput nordique comme une désignation technique liée aux irrégularités produites par l’ajout d’une semaine intercalaire, appelée sumar-auki. La définition conservée associe ce phénomène à une configuration précise du calendrier liturgique et annuel.
Contexte historique
Le terme appartient au contexte médiéval nordique de la computation du temps, qui devait articuler le calendrier solaire, les divisions saisonnières et les repères du calendrier chrétien. L’ajout périodique d’une semaine permettait de corriger le décalage du calendrier, mais pouvait entraîner des configurations considérées comme anormales pour l’hiver concerné.
Usage et fonction
Rím-spillir sert à nommer une année, plus exactement l’hiver d’une année, dont l’organisation calendaire est rendue irrégulière par la combinaison d’une semaine intercalaire estivale et de la fête de l’Exaltation de la Croix tombant un dimanche. Il s’agit d’un terme de comput, non de la désignation attestée d’une personne ou d’une entité surnaturelle.
Ce que l’on sait
Le mot est masculin et appartient au vocabulaire vieux-norrois du comput. Il est associé aux années où une semaine intercalaire d’été a été ajoutée et où le 14 septembre tombe un dimanche. Les textes décrivent alors l’hiver correspondant comme soumis à un calendrier irrégulier.
Idées reçues et confusions fréquentes
Rím-spillir ne désigne pas, selon les éléments textuels conservés, une divinité, un démon ou un personnage mythologique. Le terme ne doit pas non plus être automatiquement compris comme le nom d’une fête ou d’un objet matériel.
À retenir
Terme technique du calendrier nordique médiéval ; associé au sumarauki et à la coïncidence du 14 septembre avec un dimanche ; désigne une irrégularité du comput de l’hiver.
