rökvið

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

rökvið

rökvið

Rökvið est une forme vieux-norroise employée dans une tournure impersonnelle pour indiquer le crépuscule ou la tombée du jour, notamment dans « þá er rökvið var », « lorsque le jour tombait ».

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le terme est attesté dans des textes nordiques médiévaux, en particulier dans la poésie eddique et dans la saga de Grettir. Il apparaît principalement comme un élément prédicatif de l’expression « það er rökvið », plutôt que comme un substantif désignant de manière autonome le crépuscule.

Contexte historique

Rökvið appartient au vocabulaire vieux-norrois de la lumière et des moments de la journée. Les textes présentent plusieurs graphies et formes apparentées, dont rekvið et rökkið, tandis que des formes plus récentes comme rökkvað témoignent de l’évolution du terme dans les usages nordiques.

Usage et fonction

Expression temporelle et descriptive servant à situer une scène au moment où la lumière du jour diminue. La documentation disponible ne permet pas d’y attribuer une fonction rituelle, symbolique ou technique particulière.

Ce que l’on sait

Le sens général est celui du crépuscule ou de la tombée du jour. La forme rökvið est considérée comme ancienne dans la série attestée. Elle est notamment relevée dans une strophe de la poésie consacrée à Helgi fils de Hjörvarðr et dans la saga de Grettir, avec des variantes manuscrites et éditoriales.

Idées reçues et confusions fréquentes

Rökvið n’est pas attesté comme le nom d’une divinité, d’un lieu, d’un objet ou d’un phénomène cultuel. Il ne faut pas non plus le confondre automatiquement avec rökkr, terme voisin également employé pour désigner l’obscurité ou le crépuscule.

À retenir

Terme vieux-norrois lié au crépuscule. Emploi principalement impersonnel et prédicatif. Formes et traduction variables selon les témoins textuels. Aucune identification archéologique ou religieuse établie.