L’Encyclopédie de l’Univers Viking
skaða
Verbe vieux-norrois signifiant « blesser », « nuire » ou « causer un dommage ». Dans certaines constructions, il peut aussi exprimer le fait de subir un tort.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le verbe skaða est attesté dans la prose nordique ancienne, notamment dans des formulations où une personne est dite épargnée par un dommage ou, au contraire, touchée par celui-ci. Des emplois comme þig skaðar ekki (« cela ne te nuit pas ») montrent sa valeur transitive, tandis que d’autres tournures ont une construction impersonnelle.
Contexte historique
Le terme appartient au vocabulaire courant du dommage et de la blessure dans les textes vieux-norrois de l’Âge Viking et du Moyen Âge nordique. Il apparaît dans des récits et des passages de prose où sont évoqués les conséquences d’un acte, l’état d’une personne ou l’intégrité d’un objet.
Usage et fonction
Skaða fonctionne principalement comme un verbe transitif : il peut avoir pour complément une personne ou une chose endommagée. Les textes attestent également des emplois impersonnels ou des tournures passives de sens, correspondant à « subir un tort », « être atteint » ou « être endommagé ».
Ce que l’on sait
Le sens fondamental de skaða est celui de « faire du mal », « blesser », « nuire » ou « détériorer ». Le verbe est apparenté à des formes germaniques telles que l’anglais scathe, l’allemand schaden et le danois skade. Son emploi est attesté dans plusieurs textes de prose nordique ancienne.
Ce qui est débattu
Isolée hors contexte, la forme skaða peut être grammaticalement ambiguë : elle correspond également à l’accusatif singulier du nom skaði, « dommage » ou « tort ». L’interprétation verbale dépend donc de la construction dans laquelle elle apparaît.
À retenir
Skaða désigne une action dommageable ou une atteinte subie. Il s’agit d’un terme verbal du vieux-norrois, et non du nom d’une divinité, d’un objet ou d’un rite.
