ske-maðr

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

ske-maðr

ske-maðr

Terme vieux-norrois désignant un hypocrite, un imposteur ou, plus littéralement dans certaines traductions, un jongleur. La forme transmise « ske-maðr » est à rapprocher de skímaðr, dont le pluriel apparaît sous la forme skímenn.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le mot est attesté dans des textes religieux en vieux norrois, où il sert notamment à rendre le terme « hypocrite » des textes chrétiens. Il apparaît dans des homélies et dans une traduction du passage évangélique reprochant aux « hypocrites » de prendre soin de leurs animaux le jour du sabbat. Un emploi dans un récit profane montre également que le terme pouvait qualifier une personne considérée comme trompeuse ou moralement suspecte.

Contexte historique

L’usage documenté appartient au contexte chrétien et lettré de l’Islande et du monde nordique médiéval. Les attestations homilétiques relèvent de la traduction et de l’interprétation du vocabulaire biblique en vieux norrois ; les emplois profanes indiquent que le mot pouvait aussi être appliqué à des comportements jugés déloyaux ou trompeurs.

Usage et fonction

Le terme fonctionne comme une désignation péjorative d’une personne accusée de dissimulation, d’imposture ou d’hypocrisie. Dans les textes religieux, il sert à traduire ou à commenter le vocabulaire chrétien de l’hypocrisie.

Ce que l’on sait

Les formes skímaðr et skímenn sont attestées dans des textes vieux-norrois. Le mot peut désigner un imposteur ou un hypocrite et est parfois glosé par « jongleur » dans les dictionnaires anciens. Son emploi est explicitement attesté dans des textes homilétiques ainsi que dans au moins un contexte narratif profane.

Idées reçues et confusions fréquentes

Le terme ne désigne pas nécessairement un artiste du spectacle ou un magicien au sens moderne. La traduction par « jongleur » peut refléter une ancienne glose lexicographique plutôt qu’une fonction professionnelle attestée dans tous les contextes.

À retenir

Skímaðr, ou la forme transmise ske-maðr, est un terme péjoratif du vieux norrois médiéval. Il est surtout documenté dans le vocabulaire religieux chrétien pour rendre l’idée d’hypocrisie, mais peut aussi qualifier plus largement un imposteur ou une personne trompeuse.