skrópar

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

skrópar

skrópar

Skrópar désigne des faux-semblants, des simulacres ou une conduite hypocrite ; dans l’usage moderne, le terme peut aussi s’appliquer à une maladie feinte ou à une ruse analogue.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le mot est attesté au pluriel en vieux norrois, notamment dans l’expression hræsni ok skrópar, où il est associé à l’hypocrisie. Les attestations lexicales lui donnent les sens de « tromperie », « simulacre » ou « hypocrisie ». Un emploi moderne l’applique à une affection prétendue ou à un prétexte de ce genre.

Contexte historique

Skrópar appartient au vocabulaire moral et comportemental du vieux norrois et se rencontre encore dans l’usage nordique moderne avec une extension sémantique. La relation éventuellement proposée avec skrípi, « chose difforme » ou « objet étrange », ne permet pas d’établir à elle seule l’étymologie du terme.

Usage et fonction

Le terme qualifie une apparence trompeuse, une feinte ou une attitude dépourvue de sincérité. Dans un emploi plus récent, il peut désigner une maladie simulée ou, plus largement, un prétexte mensonger.

Ce que l’on sait

Le mot est attesté comme un nom masculin pluriel. Ses sens comprennent la tromperie, la simulation, le faux-semblant et l’hypocrisie. Un emploi plus récent lui donne le sens de maladie feinte ou de prétexte similaire. Il est associé à hræsni, terme désignant l’hypocrisie.

Ce qui est débattu

La parenté étymologique parfois envisagée avec skrípi reste incertaine. Les attestations ne permettent pas non plus de déterminer avec précision à quel moment les différents emplois, de la feinte morale à la maladie simulée, se sont différenciés.

À retenir

Skrópar relève du vocabulaire de la feinte et de la fausseté. Dans les textes anciens, il peut désigner une tromperie ou une hypocrisie ; dans l’usage moderne, le mot s’étend notamment à la maladie simulée. Aucune association archéologique ou religieuse spécifique n’est attestée.