sot-dript

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

sot-dript

sot-dript

Terme vieux-norrois désignant une étoffe précieuse, probablement un voile ou un drap, employée dans une église pour recouvrir des objets sacrés.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le mot est attesté sous des formes telles que sot-dript et sotdrupt dans des textes nordiques médiévaux. Ces mentions l’associent à la couverture de reliques, d’images, d’écrits sacrés, d’un autel ou d’une croix.

Contexte historique

Le terme appartient au vocabulaire ecclésiastique de la Scandinavie chrétienne. Les attestations conservées relèvent principalement du Moyen Âge nordique, même si la tradition textuelle s’inscrit dans la continuité de la christianisation de l’aire scandinave.

Usage et fonction

Le sot-dript servait de couverture textile pour des objets ou des espaces considérés comme sacrés. Les textes le décrivent comme coûteux ou précieux, mais ne permettent pas d’établir une forme unique, une matière déterminée ou une fonction liturgique précise.

Ce que l’on sait

Le terme possède des variantes graphiques, notamment sotdrupt. Il est employé pour une étoffe placée sur des reliques, des images, un autel, une croix et un écrit associé à saint Pierre. Une mention décrit une étoffe marquée de bleu, et une autre une étoffe tissée en anneaux.

Ce qui est débattu

L’étymologie a été rapprochée du latin sudarium, mais cette proposition ne peut être tenue pour certaine. La différence exacte entre sot-dript et d’autres termes nordiques désignant des voiles ou des tissus précieux reste discutée. Les attestations ne suffisent pas non plus à déterminer si le mot désignait toujours un voile, un drap de couverture ou une catégorie plus large d’étoffes ecclésiastiques.

À retenir

Sot-dript désigne une étoffe précieuse utilisée dans le contexte ecclésiastique nordique médiéval. Son emploi est attesté par les textes, tandis que son origine, sa forme exacte et ses caractéristiques matérielles restent incertaines.