L’Encyclopédie de l’Univers Viking
staura
Verbe vieux-norrois signifiant « enfoncer un pieu » ou « planter une perche » ; il est attesté dans une prescription mentionnant l’action d’enfoncer un pieu sur un cercueil.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Staura apparaît dans un texte juridique norvégien médiéval, dans la séquence « þá skal staura niðr á kistu ok steypa helgu vatni á », qui décrit l’enfoncement d’un pieu sur un cercueil suivi de l’aspersion d’eau bénite. Cette attestation documente un emploi verbal précis, sans permettre à elle seule de déterminer la portée exacte de la prescription.
Contexte historique
Le terme appartient au vocabulaire vieux-norrois de l’Âge Viking prolongé dans le Moyen Âge nordique. Son attestation connue se situe dans un contexte textuel norvégien chrétien et normatif.
Usage et fonction
Staura est un verbe d’action. Dans la formule conservée, il exprime le fait d’enfoncer ou de planter un pieu vers le bas, en relation avec un cercueil.
Ce que l’on sait
La forme staura est associée au nom staur, « pieu » ou « perche ». Dans l’attestation connue, le verbe est suivi d’un complément indiquant un mouvement vers le bas et s’insère dans une séquence comprenant également l’aspersion d’eau bénite sur le cercueil.
Idées reçues et confusions fréquentes
Cette attestation ne suffit pas à prouver l’existence générale d’un rite nordique consistant à transpercer les cercueils, ni à rattacher automatiquement l’action à une croyance précise sur les morts.
À retenir
Staura est un verbe vieux-norrois signifiant principalement « enfoncer ou planter un pieu ». Son intérêt documentaire tient à une attestation médiévale associant cette action à un cercueil et à l’eau bénite, sans que la fonction exacte de la prescription puisse être établie avec certitude.
