L’Encyclopédie de l’Univers Viking
stól-brúða
Terme vieux-norrois désignant un montant vertical de chaise ou de siège élevé, probablement les poteaux latéraux dont le sommet pouvait être sculpté.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Stól-brúða est attesté dans plusieurs textes narratifs nordiques médiévaux. Le mot est employé pour désigner les parties verticales d’un siège : un personnage y voit une représentation sculptée de Þórr, tandis qu’un autre récit évoque une femme dont les cheveux sont attachés à ces montants. Les textes montrent ainsi un élément concret du mobilier, sans fournir de description technique complète.
Contexte historique
Le terme appartient au vocabulaire vieux-norrois du mobilier et apparaît dans des récits rédigés au Moyen Âge, qui peuvent conserver des usages ou des images issus de traditions plus anciennes. Sa formation associe stóll, « siège » ou « chaise », à brúða, mot dont le sens littéral est lié à la « fiancée » ou à la « poupée » selon les contextes ; la valeur exacte de ce composé n’est pas entièrement assurée.
Usage et fonction
La stól-brúða correspond à un montant ou poteau faisant partie d’un siège, vraisemblablement placé sur un côté ou à l’arrière. Les attestations indiquent que ces montants pouvaient recevoir des sculptures ou servir de point d’attache, mais elles ne permettent pas d’établir une fonction rituelle ou symbolique générale.
Ce que l’on sait
Le terme est employé au pluriel ou au singulier dans des scènes où des personnages s’assoient près de ces éléments, s’y adossent ou y attachent leurs cheveux. Une attestation mentionne des têtes sculptées au sommet des montants, et une autre décrit une figure de Þórr munie de son marteau sur ces parties du siège. Ces données établissent un lien avec un mobilier sculpté, mais non avec un objet archéologique déterminé.
Ce qui est débattu
La traduction littérale par « fiancée de chaise » ne rend probablement pas à elle seule la fonction du mot ; l’interprétation comme « montant de chaise » repose sur le contexte et sur la tradition lexicographique. Les formes manuscrites varient, notamment entre brúðurnar et brúðirnar, et certaines leçons présentent une variation de genre ou de déclinaison. Les sources ne permettent pas de déterminer avec certitude la forme exacte du siège ni la disposition précise de ses montants.
À retenir
Stól-brúða désigne un élément vertical d’un siège, non une divinité ni un type de personnage. Les textes attestent l’existence de sièges pouvant être ornés de sculptures et dotés de montants utilisables comme points d’attache, mais toute reconstruction détaillée du meuble reste hypothétique.
