L’Encyclopédie de l’Univers Viking
SULTR
Sultr est un nom masculin vieux-norrois désignant la faim, la famine ou l’état de privation de nourriture. Son génitif est sultar et son datif sulti.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme est attesté dans plusieurs textes nordiques médiévaux, notamment dans des formulations signifiant « mourir de faim », « sous l’effet de la faim » ou « retourner à la famine ». Il appartient au vocabulaire ordinaire de la faim et de la disette.
Contexte historique
Sultr relève du vocabulaire vieux-norrois employé durant l’âge Viking et au Moyen Âge nordique. Les attestations conservées sont surtout islandaises et norroises médiévales ; elles ne permettent pas de préciser à elles seules les conditions sociales ou historiques auxquelles chaque occurrence fait référence.
Usage et fonction
Le mot s’emploie pour exprimer la faim, la famine ou la privation alimentaire, aussi bien comme état durable que comme cause de mort. Il peut également apparaître dans des expressions prépositionnelles indiquant qu’une personne agit ou meurt sous l’effet de la faim.
Ce que l’on sait
Sultr est un nom masculin vieux-norrois, avec les formes fléchies sultar au génitif et sulti au datif. Il est employé dans des expressions telles que deyja af sulti, « mourir de faim », et ór sulti, « à cause de la faim » ou « sous l’effet de la faim ». Dans le vocabulaire islandais attesté, le sens principal est celui de « faim » ou de « famine ».
Ce qui est débattu
Le rapprochement avec le vieil-anglais swylt, qui signifie « mort », appartient à la comparaison historique des langues germaniques. Il indique une possible évolution ou différenciation sémantique, mais les attestations norroises de sultr ne permettent pas d’y restituer directement le sens de « mort ».
À retenir
Sultr désigne avant tout la faim et la famine en vieux-norrois. Le terme est attesté dans des expressions relatives à la mort par inanition, mais il ne constitue pas, dans les textes norrois conservés, un terme général signifiant « mort ».
