SUNDR

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

SUNDR

SUNDR

Adverbe vieux-norrois signifiant « séparément », « en morceaux », « à part » ou « en deux ». Il sert notamment à exprimer la séparation, la division, la rupture ou la dislocation.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Sundr est attesté dans la langue vieux-norroise au sein de nombreuses expressions verbales. Il peut accompagner des verbes signifiant diviser, se séparer, se disperser, se briser, déchirer, couper ou rompre. Selon le contexte, il peut aussi marquer l’achèvement ou la fin d’une action.

Contexte historique

Le terme appartient à un vocabulaire germanique ancien dont on trouve des formes apparentées dans plusieurs langues germaniques, notamment le gotique, le vieil anglais et les langues scandinaves médiévales. Les textes nordiques conservés étant généralement transmis par des manuscrits postérieurs à l’Âge viking, ils ne permettent pas toujours de dater précisément chaque emploi.

Usage et fonction

Sundr a une fonction principalement adverbiale. Dans des constructions comme skipta sundr, ganga sundr ou brjóta sundr, il précise qu’une action aboutit à une division, une séparation ou une mise en pièces. Sa traduction exacte dépend du verbe et du contexte.

Ce que l’on sait

Le mot signifie fondamentalement « à part » ou « séparé ». Il peut également être rendu par « en morceaux », « de côté », « séparément » ou « rompu ». Il est employé dans des locutions exprimant la division, la dispersion, la rupture et, dans certains contextes, la déclaration d’une fin.

Idées reçues et confusions fréquentes

Sundr n’est pas le nom attesté d’une divinité, d’un personnage ou d’un objet cultuel ; il s’agit d’un terme lexical vieux-norrois.

À retenir

Sundr est un terme lexical vieux-norrois lié à l’idée de séparation. Il décrit une manière ou un résultat d’action plutôt qu’une figure mythologique, un objet ou une notion religieuse autonome.