L’Encyclopédie de l’Univers Viking
SÚT
Sút est un nom vieux-norrois désignant principalement le chagrin, la peine, l’affliction ou la souffrance morale. Dans des emplois plus anciens, le terme peut aussi conserver un sens général de maladie ou de mal.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le mot apparaît dans des expressions relatives au chagrin, à la douleur et au regret. Il peut se construire avec l’idée de « dépérir de peine » ou de « causer du chagrin à quelqu’un ». Les textes l’associent notamment à la tristesse et au repentir.
Contexte historique
Attesté dans la langue littéraire nordique de l’époque viking et du Moyen Âge, sút appartient au vocabulaire des états douloureux. La distinction sémantique entre sút, plutôt lié à la souffrance morale, et sótt, plus couramment employé pour la maladie physique, semble s’être affirmée dans l’usage, sans exclure des recouvrements plus anciens.
Usage et fonction
Nom commun féminin employé pour exprimer le chagrin, la peine, l’affliction ou une souffrance persistante. Dans certaines constructions, il peut désigner l’épreuve causée à autrui ou le fait de se consumer de douleur.
Ce que l’on sait
Sút signifie principalement « chagrin », « tristesse », « peine » ou « affliction ». Le mot est attesté dans des associations telles que « chagrin et peine » ou « peine et repentir ». Un sens plus ancien de maladie ou de souffrance physique est perceptible dans certains emplois. Sótt est généralement associé à la maladie corporelle, tandis que sút tend à désigner la souffrance morale.
Idées reçues et confusions fréquentes
Sút ne désigne pas une divinité, un personnage mythologique ou une entité autonome. Rien ne permet non plus d’en faire le nom d’un rite ou d’une pratique particulière.
À retenir
Sút renvoie avant tout au chagrin et à l’affliction. Il ne désigne pas exclusivement une maladie, même si le terme a pu conserver un sens plus général de souffrance dans des emplois anciens.
