L’Encyclopédie de l’Univers Viking
SVÆRA
Sværa est un nom féminin vieux-norrois désignant la belle-mère, en particulier la mère de l’époux.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme est attesté dans des textes nordiques anciens, notamment dans la poésie eddique et dans des textes religieux ou juridiques en vieux norrois. Une définition explicite l’associe à la mère du mari. Le mot appartient au vocabulaire de la parenté par alliance.
Contexte historique
Sværa relève du vocabulaire germanique ancien de la parenté. Le terme est attesté durant la période nordique médiévale, mais il semble être devenu rare relativement tôt. Dans l’usage islandais postérieur, la relation est plutôt exprimée par des composés fondés sur tengd- ou par d’autres désignations de la parenté par alliance.
Usage et fonction
Le mot servait à désigner la mère de l’époux et, plus largement selon les contextes, une belle-mère. Il pouvait donc préciser une relation de parenté acquise par le mariage.
Ce que l’on sait
Svǫra est un substantif féminin vieux-norrois. Son sens principal est « belle-mère » ou « mère du conjoint ». La tradition textuelle l’emploie notamment pour désigner la relation entre une femme et la mère de son mari. Des termes composés comme tengdamóðir, « mère par alliance », ont ensuite pris le relais dans l’usage nordique.
Ce qui est débattu
Les attestations ne permettent pas toujours de déterminer si sværa était employé de manière uniforme pour toute mère d’un conjoint ou plus spécifiquement pour la mère du mari. La chronologie exacte de son remplacement par des désignations composées varie selon les régions et les périodes.
Idées reçues et confusions fréquentes
Svǣra n’est pas, dans les textes conservés, le nom d’une déesse ni celui d’une institution. Sa présence dans des passages mentionnant des personnages mythologiques s’explique par son emploi comme terme de parenté.
À retenir
Svǫra est un ancien terme vieux-norrois de parenté par alliance, généralement traduit par « belle-mère ». Il est attesté dans des textes médiévaux, mais son usage paraît ancien et limité ; il ne faut pas lui attribuer, sans preuve, une fonction juridique ou rituelle particulière.
