svefni

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

svefni

svefni

Terme vieux-norrois lié au sommeil et, dans certaines formules juridiques, à la cohabitation ou au rapport sexuel.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Société / droit — société et droit
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Svekni appartient au vocabulaire du sommeil, avec le sens de « somnolence » ou d’état de sommeil. Dans des formulations juridiques au génitif, svefnis, il entre toutefois dans des expressions désignant une demande de cohabitation et, dans un autre contexte, une relation sexuelle imposée.

Contexte historique

Le terme est attesté dans la langue nordique médiévale, notamment dans des textes religieux et dans des textes de droit. Les emplois juridiques montrent que le vocabulaire du sommeil pouvait aussi servir à formuler des réalités sexuelles ou conjugales.

Usage et fonction

Dans les formules juridiques, svefnis précise l’objet d’une demande adressée à une femme ou d’une contrainte exercée contre elle. L’expression ne suffit pas, à elle seule, à définir une institution matrimoniale ou une procédure particulière.

Ce que l’on sait

Le sens général de svefni est associé au sommeil ou à la somnolence. Dans les locutions biðja konu svefnis et brjóta konu til svefnis, la forme svefnis est généralement comprise comme « cohabitation », « rapport sexuel » ou « union sexuelle ». La seconde expression décrit une contrainte sexuelle et est habituellement traduite par « violer une femme » ou « contraindre une femme à avoir un rapport sexuel ».

Idées reçues et confusions fréquentes

Il ne s’agit pas du nom d’une divinité, d’un personnage ou d’une pratique rituelle. Le rapprochement avec la sexualité concerne certains emplois textuels et ne doit pas être étendu à tous les usages du terme.

À retenir

Svekni relève d’abord du champ lexical du sommeil, mais ses emplois juridiques renvoient à la cohabitation et à la contrainte sexuelle. La portée précise du mot dépend donc de la formule dans laquelle il apparaît.