töðu-annir

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

töðu-annir

töðu-annir

Töðu-annir désigne la période consacrée à la fenaison des prés attenants à la ferme, avant la coupe des herbages des terres extérieures.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le terme vieux-norrois, attesté au pluriel, renvoie aux travaux ou à la saison de la récolte du foin dans les terres cultivées proches de l’habitat. Dans le calendrier islandais traditionnel, les töðu-annir commencent peu avant le milieu de l’été et couvrent approximativement les douzième à quatorzième semaines de l’été.

Contexte historique

La distinction entre les prés de l’exploitation et les pâturages ou prairies éloignés structurait le calendrier agricole nordique, notamment en Islande. La fenaison des terres proches précédait celle des espaces extérieurs, appelée engja-sláttr dans la terminologie islandaise.

Usage et fonction

Il s’agit d’une désignation calendaire et agricole indiquant une période de travaux saisonniers, plutôt que d’un nom de fête ou d’une notion religieuse.

Ce que l’on sait

Le mot se rapporte à la coupe du foin dans les terres de la ferme. Les textes et traditions calendaires islandais le placent autour du milieu de l’été ; selon un comput mentionné dans les dictionnaires anciens, cette période pouvait correspondre au 13 juillet en 1872. Les engja-sláttr lui succédait pour la fenaison des prairies extérieures.

Idées reçues et confusions fréquentes

Töðu-annir ne désigne pas nécessairement une fête saisonnière, un rite religieux ou une date calendaire fixe. Rien ne permet non plus d’en faire un terme propre à l’ensemble de la Scandinavie : son emploi est surtout documenté dans le contexte agricole islandais.

À retenir

Töðu-annir est un terme agricole et calendaire vieux-norrois désignant la fenaison des prés proches de la ferme. Il s’inscrit dans une succession de travaux où la coupe des terres extérieures venait ensuite.