L’Encyclopédie de l’Univers Viking
trygða-eiðr
Serment de fidélité ou d’engagement à ne pas trahir une personne.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme vieux-norrois trygða-eiðr désigne un serment par lequel une personne affirme sa loyauté et s’engage à ne pas conspirer ou agir en secret contre une autre. Il est attesté dans le vocabulaire juridique et social nordique médiéval.
Contexte historique
La notion appartient au langage des obligations personnelles, dans une société où la confiance, la fidélité et l’absence de trahison pouvaient être formulées sous forme de serment. Les textes conservés ne permettent pas d’établir que le trygða-eiðr ait partout constitué une institution uniforme.
Usage et fonction
Il servait à exprimer ou à garantir un engagement de fidélité, notamment l’absence de machination contre la personne à laquelle le serment était prêté.
Ce que l’on sait
Le composé signifie littéralement « serment de fidélité » ou « serment de sûreté ». Son emploi attesté associe la fidélité à l’engagement de ne pas pratiquer l’undirmál, c’est-à-dire une action secrète ou hostile contre autrui.
Ce qui est débattu
La portée juridique exacte du terme et son éventuelle distinction par rapport à d’autres serments de loyauté ne peuvent pas être déterminées avec certitude à partir des attestations disponibles.
À retenir
Trygða-eiðr désigne avant tout un engagement juré de fidélité et de non-trahison ; les sources ne permettent pas d’en faire automatiquement le nom d’une procédure unique dans toute la Scandinavie.
