L’Encyclopédie de l’Univers Viking
víg-sök
Terme juridique vieux-norrois désignant une action en justice engagée à la suite d’un homicide, souvent traduit par « poursuite pour homicide » ou « affaire d’homicide ».
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Víg-sök appartient au vocabulaire juridique attesté dans des textes islandais médiévaux, notamment des textes de loi et des récits. L’expression sækja vígsakar signifie engager ou poursuivre une action pour homicide. Des dérivés désignent la partie à une telle affaire, vígsakar aðili, ainsi que les compensations ou réparations qui lui sont liées, vígsaka bætr.
Contexte historique
Le terme relève du droit islandais médiéval, dont la rédaction et la transmission sont postérieures à l’Âge viking, même si certaines règles peuvent conserver des traditions juridiques plus anciennes. Les sources ne permettent pas d’assimiler exactement víg-sök à une procédure pénale moderne : il s’agit d’une action juridique liée à un homicide, dans un système où les poursuites, les parties et les compensations obéissaient à des catégories propres.
Usage et fonction
Víg-sök servait à désigner l’affaire ou l’action en justice ouverte après un homicide. Le terme pouvait intervenir dans la définition des parties impliquées et dans le traitement des réparations dues.
Ce que l’on sait
Le premier élément, víg, renvoie à la mise à mort ou à l’homicide, tandis que sök désigne une action, une demande ou une affaire en justice. Les formes attestées comprennent sækja vígsakar (« poursuivre une affaire d’homicide »), vígsakar aðili (« partie à une affaire d’homicide ») et vígsaka bætr (« compensations liées à une affaire d’homicide »).
À retenir
Víg-sök est une notion juridique, non le nom d’un crime défini selon les catégories contemporaines. Elle désigne l’action engagée à la suite d’un homicide et apparaît avec des termes relatifs aux parties et aux compensations.
