Gylfaginning

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

Gylfaginning

Gylfaginning — Gylfaginning

Le Gylfaginning (« Tromperie de Gylfi ») est la première grande partie de l’Edda en prose de Snorri Sturluson, consacrée à l’exposé narratif de la mythologie nordique.

LangueVieux norrois / islandais médiéval
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Textes et sagas — Edda en prose
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le texte met en scène Gylfi, roi légendaire de Suède, qui se présente sous le nom de Gangleri devant trois personnages assis dans une salle royale : Hárr (« Très-Haut »), Jafnhárr (« Également-Haut ») et Þriði (« Troisième »). Il les interroge sur l’origine du monde, les dieux, les géants, les êtres cosmiques, les principaux mythes et la fin du monde. L’exposé s’achève par le Ragnarök et la disparition des interlocuteurs dans une illusion. Le Gylfaginning appartient à l’Edda de Snorri, également appelée Edda en prose ou Edda de Snorra Sturluson.

Contexte historique

Le Gylfaginning a été composé en Islande au Moyen Âge, probablement au début du XIIIe siècle, dans un contexte chrétien où les anciens récits mythologiques étaient conservés comme matière poétique, généalogique et culturelle. Snorri Sturluson cherchait notamment à expliquer les références mythologiques indispensables à la compréhension de la poésie scaldique. Le texte nous est transmis par plusieurs manuscrits médiévaux de l’Edda de Snorri, dont la rédaction et l’organisation présentent des différences. Il ne s’agit donc pas d’un témoignage directement produit à l’époque viking, même s’il conserve des traditions et des motifs attribués à la religion et à la poésie nordiques préchrétiennes.

Usage et fonction

Le Gylfaginning a une fonction principalement didactique et littéraire : il présente sous la forme d’un dialogue une matière mythologique destinée à instruire le lecteur ou le poète. Il sert aussi de cadre explicatif à des noms, épisodes et images employés dans la poésie scaldique. Les sources ne permettent pas d’établir qu’il ait été utilisé comme texte liturgique ou comme récit récité selon un usage cultuel.

Autres appellations

Gylfaginning

À retenir

Gylfaginning est un terme vieux norrois généralement traduit par « Gylfaginning ». Le Gylfaginning (« Tromperie de Gylfi ») est la première grande partie de l’Edda en prose de Snorri Sturluson, consacrée à l’exposé narratif de la mythologie nordique. Cette notion est rattachée au thème « Textes et sagas ».