krákr

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

krákr

krákr

Krákr est un terme vieux-norrois désignant une sorte de corbeau ou de corneille. Il apparaît aussi dans le composé líka-krákr, qui désigne un outil ou pieu employé pour creuser les tombes.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Nature / environnement — nature
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le mot est attesté dans des sources lexicographiques et narratives en vieux norrois. Une formule textuelle, « ber þú sjálfr krák þinn », signifie approximativement « porte toi-même ton corbeau » ; sa portée exacte dépend du contexte.

Contexte historique

Krákr appartient au vocabulaire vieux-norrois transmis par des textes médiévaux scandinaves. Les attestations conservées ne permettent pas de déterminer avec précision dans quelle mesure le terme était employé dans tous les parlers ou durant toute la période viking.

Usage et fonction

Le terme sert principalement à nommer un oiseau de la famille des corvidés. Dans líka-krákr, il entre dans la désignation d’un instrument associé au creusement des tombes ; la relation précise entre ce composé et le sens aviaire de krákr n’est pas explicitée par les sources.

Ce que l’on sait

Krákr est un nom masculin vieux-norrois. Les glosses et passages conservés lui attribuent le sens général de « corbeau » ou de « corneille ». La forme líka-krákr est attestée pour une perche utilisée à creuser les tombes.

Idées reçues et confusions fréquentes

Rien ne permet d’identifier automatiquement krákr à un symbole religieux ou funéraire. Le lien avec les tombes concerne explicitement le composé líka-krákr, et non nécessairement le mot krákr pris isolément.

À retenir

Krákr est avant tout un terme zoologique vieux-norrois à sens général. Son emploi dans líka-krákr montre aussi une formation composée liée à un outil funéraire, sans qu’il soit possible d’en déduire une signification symbolique particulière du corbeau.