L’Encyclopédie de l’Univers Viking
öfunda
Verbe vieux-norrois signifiant « envier » ou « porter malveillance à quelqu’un ou à quelque chose ».
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Öfunda est attesté dans la langue norroise médiévale avec le sens d’éprouver de l’envie ou de la rancune envers une personne ou une chose. Les emplois relevés montrent notamment une construction à l’accusatif et des tournures impersonnelles.
Contexte historique
Le terme appartient au vocabulaire moral et affectif du vieux norrois, attesté durant l’Âge Viking et le Moyen Âge nordique. Il relève de la langue commune plutôt que d’un domaine religieux ou mythologique spécialisé.
Usage et fonction
Le verbe se construit ordinairement avec des compléments à l’accusatif. Des emplois au datif sont également attestés et sont parfois expliqués comme une influence de la construction latine correspondante. Dans une tournure impersonnelle comme « mik öfundar e-t », la personne qui éprouve l’envie apparaît à l’accusatif.
Ce que l’on sait
Öfunda est un verbe vieux-norrois signifiant « envier » ou « porter malveillance ». Il peut régir l’accusatif et, dans certaines attestations, le datif. Les textes montrent également un emploi impersonnel, par exemple dans une structure équivalant à « il m’est pénible ou odieux d’envier quelque chose ».
Ce qui est débattu
La répartition exacte des constructions à l’accusatif et au datif varie selon les textes et les traditions grammaticales. L’interprétation du datif comme latinisme est généralement proposée, mais elle ne constitue pas nécessairement une explication exclusive de tous les emplois.
Idées reçues et confusions fréquentes
Öfunda ne désigne pas une divinité, une créature ou un élément naturel : il s’agit d’un verbe exprimant l’envie ou la malveillance.
À retenir
Terme lexical vieux-norrois, öfunda signifie principalement « envier » ou « porter envie à ». Ses constructions grammaticales comprennent notamment l’accusatif, le datif dans certains emplois et une tournure impersonnelle.
