L’Encyclopédie de l’Univers Viking
svell
Svell est un terme vieux-norrois désignant une masse ou une couche de glace, notamment de la glace épaissie ou gonflée. En emploi poétique, il peut aussi entrer dans des kenningar désignant l’or ou des armes.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Les textes nordiques emploient svell pour décrire une glace accumulée, épaisse ou durcie à la surface du sol. Le mot apparaît également dans des expressions poétiques comme « glace de la main », interprétée comme une désignation de l’or, ainsi que dans des composés associés à la blessure, au sang ou aux entraves, qui peuvent désigner des armes.
Contexte historique
Le terme appartient au vocabulaire nordique de la glace et des phénomènes hivernaux. Son emploi est attesté dans des textes vieux-norrois de l’âge Viking et du Moyen Âge. Une distinction d’usage entre svell, pour la glace recouvrant un sol ferme, et íss, pour la glace sur l’eau, est signalée dans la langue moderne ; les sources ne permettent pas d’établir que cette opposition ait été constante dans les périodes anciennes.
Usage et fonction
Mot courant de description environnementale et météorologique. Dans la poésie scaldique, svell entre aussi dans des images conventionnelles où la « glace » d’une partie du corps ou d’un objet peut désigner l’or ou une arme.
Ce que l’on sait
Le mot désigne une glace épaisse, durcie ou enflée, et peut également signifier un bloc de glace. L’expression poétique handar svell, « glace de la main », est comprise comme une métaphore de l’or. Des composés tels que sárs svell, dreyra svell et fetla svell sont employés dans le vocabulaire poétique associé aux armes.
Ce qui est débattu
Les interprétations des composés poétiques reposent sur les conventions de la poésie nordique ; leur traduction peut varier et ne constitue pas toujours une identification littérale de l’objet évoqué.
À retenir
Svell est avant tout un terme nordique désignant une glace épaisse ou accumulée. Ses emplois poétiques étendent le mot à des métaphores de l’or et des armes, sans en faire le nom d’une entité surnaturelle ni d’un objet cultuel.
