ÞÖLL

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

ÞÖLL

ÞÖLL

Þöll est un nom vieux-norrois féminin désignant un conifère, généralement rendu par « sapin » ou « jeune sapin ». Le terme apparaît aussi dans des expressions poétiques appliquées aux femmes.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Nature / environnement — nature
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le mot est attesté dans la poésie et la langue littéraire nordiques. Dans une formule gnomique du Hávamál, le sapin qui se dresse près d’une habitation est présenté comme se flétrissant avec le temps. Þöll entre également dans plusieurs composés poétiques, notamment baugaþöll, auðþöll et menþöll, employés comme désignations métaphoriques de femmes.

Contexte historique

Le terme appartient au vocabulaire vieux-norrois de la végétation et s’inscrit dans une poésie qui utilise fréquemment les arbres et les matières précieuses pour former des désignations indirectes. Sa forme fléchie au génitif est þallar. Les emplois métaphoriques montrent que l’image de l’arbre pouvait servir à évoquer une personne, notamment une femme, sans que cette valeur constitue le sens premier du mot.

Usage et fonction

Þöll pouvait être employé au sens concret pour désigner un arbre conifère. Dans la poésie, il servait aussi d’élément de composés et de circonlocutions, parfois interprétés comme des appellations poétiques de femmes. Les nuances exactes de chaque composé ne sont pas toujours assurées.

Ce que l’on sait

Le mot est de genre féminin et possède notamment le génitif þallar. Il est associé dans les dictionnaires et les textes vieux-norrois à un sapin ou à un jeune conifère. La formule « hrörnar þöll er stendr þorpi á » compare le dépérissement d’un arbre exposé à la durée et aux conditions de son environnement. Les composés baugaþöll, auðþöll et menþöll sont attestés dans la langue poétique et ont été compris comme des désignations indirectes de femmes.

Ce qui est débattu

L’identification botanique précise de þöll n’est pas entièrement certaine : selon les traductions et les contextes, le mot peut être rendu par « sapin », « conifère » ou « jeune arbre résineux ». La portée exacte de certains composés poétiques, ainsi que la valeur précise de leurs éléments, reste discutée. Les sources ne permettent pas d’établir que þöll ait désigné une entité surnaturelle ou un objet de culte.

Idées reçues et confusions fréquentes

Þöll n’est pas attesté comme le nom d’une déesse, d’un esprit ou d’une figure mythologique autonome. Le fait que le mot apparaisse dans des métaphores féminines ne signifie pas qu’il désigne directement une personne ou une divinité.

À retenir

Þöll est avant tout un terme vieux-norrois désignant un conifère, probablement un sapin ou un jeune sapin. Sa présence dans la poésie lui confère une fonction métaphorique, notamment dans des composés appliqués aux femmes. Aucun rattachement archéologique ou cultuel précis n’est établi.