GÍNA

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

GÍNA

GÍNA

GÍNA est un verbe vieux-norrois signifiant « s’ouvrir largement », « bâiller » ou « gueuler », notamment à propos de la gueule d’un animal ; il peut aussi s’employer pour une plaie béante ou pour un animal qui se jette sur un appât.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Textes / poésie — textes et poésie
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Le verbe est attesté dans des textes vieux-norrois en prose et en vers. Les formes relevées comprennent notamment le présent gin, le prétérit gein et son pluriel ginu, ainsi que le participe ou superlatif verbal ginit selon les traditions grammaticales. Une forme faible du prétérit, gínði, est également attestée dans la poésie.

Contexte historique

GÍNA appartient au vocabulaire descriptif du vieux-norrois et se rencontre dans des contextes narratifs ou poétiques liés aux animaux, aux blessures et aux mouvements de la bouche. Son emploi est documenté durant la période médiévale nordique, dans la continuité du vocabulaire scandinave ancien.

Usage et fonction

Le verbe décrit principalement l’ouverture large de la bouche ou des mâchoires, souvent avec une nuance de bâillement ou de menace. Il peut également qualifier une plaie qui s’écarte et, dans l’expression gína við agni, le fait de happer ou de se jeter sur un appât.

Ce que l’on sait

GÍNA est un verbe, non le nom attesté d’une divinité, d’un être mythologique ou d’un objet rituel. Ses sens suffisamment établis sont « bâiller », « ouvrir largement la bouche », « être béant » et, selon le contexte, « happer un appât ». Le terme peut s’appliquer à des animaux et à des blessures.

Idées reçues et confusions fréquentes

GÍNA ne désigne pas en lui-même un personnage mythologique ni une entité surnaturelle. Une éventuelle association avec des images de gueules ouvertes ou de monstres relève d’une interprétation moderne et n’est pas attestée par le seul emploi du verbe.

À retenir

GÍNA est un verbe vieux-norrois exprimant l’ouverture de la bouche, le bâillement ou le caractère béant d’une ouverture. Son emploi s’étend aux gueules animales, aux plaies et au fait de happer un appât.